mercredi 2 avril 2008

El campo y Cristina

Après quelques mois à la présidence du pays, ça secoue déjà très fort pour Cristina. Une grève paralyse le pays depuis maintenant une vingtaine de jours, la grève des exploitants agricoles. Les routes sont coupées par des barrages et l'approvisionnement de la capitale en nourriture ne se fait que très difficilement.

Les faits : le pays a vendu ses terres à de gros exploitants après la crise de 2001. Ces derniers s'empressent de cultiver du soja transgénique dont le prix de revient est très faible comparé au cours de la céréale sur le marché mondial. Une grande partie de la récolte est dédiée à l'exportation (en Asie mais aussi en Europe après la crise de la vache folle).

Le problème : la monoculture, l'appauvrissement des sols mais aussi la faible production de ressources pour le marché intérieur.

La solution du gouvernement : augmenter les taxes de 10% pour dynamiser et équilibrer les autres secteurs de production.

Ce qu'on voit : une population divisée, de nombreux citadins étouffés par l'inflation (supérieure aux chiffres officiels, faut-il le préciser) se rallient à la cause des agriculteurs. Les concerts de casseroles reprennent. Le tout quelques jours après la commémoration du 32ème anniversaire du coup d'Etat militaire...

Les temps sont durs ici, surtout quand on sait que le salaire minimum n'est que d'environ 500 pesos (100 eur). Le kilo de pommes est à 3,5 pesos et la banane à 4 (pas loin d'un euro). C'est bête pour un pays que l'on surnommait "le grenier du monde".

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