Reprise du championnat le week-end dernier avec des bosteros en grande forme, sans Riquelme ni Palacio : Boca Juniors 4 - 0 Gimnasia de Jujuy.
mercredi 13 août 2008
C'est naze les JO
Reprise du championnat le week-end dernier avec des bosteros en grande forme, sans Riquelme ni Palacio : Boca Juniors 4 - 0 Gimnasia de Jujuy.
vendredi 18 juillet 2008
Et après?
Le projet de loi sur les taxes aux exportations ne passe finalement pas l'épreuve du sénat.
Egalité des votes à la chambre haute. Le président (PJ, kirchneriste) départage les deux camps en faveur... du champ, oui, oui! On a peine à y croire et la première question qui frappe les esprits MrPernaut est: combien? Combien ça coûte la voix du président du sénat, vice-président de la nation pour le dénouement de 4 mois de crise?
Le champ fête sa victoire.
On observe les premières répercussions en France dans les bureaux du medef.
A déguster avec un verre de cyanure, bien frappé.
jeudi 19 juin 2008
CFK et les 100 000
Franc succès pour Cristina Fernandez Kirchner qui réunit hier plus de 100 000 personnes sur la place de mayo en soutien à l'action gouvernementale. La place est noire de monde, ça déborde dans les avenues adjacentes et durant les 4 heures qui ont précédées le discours de la présidente. La situation paraît s'améliorer depuis la déclaration du gouvernement mardi dernier; les taxes à l'exportation prendront la forme d'un texte de loi et seront discutées au congrès. Ca laisse une marge et surtout ça mange pas de pain pour Cristina qui dispose d'une large majorité, au parlement du moins...
mardi 17 juin 2008
Cacerolazo
Lundi soir vers 20h30, un cacerolazo s'entame de manière spontanée, comme toujours. Les gens descendent dans la rue, casseroles à la main, et tapent en alertant les voisins qui se joignent au mouvement. Rappelant la crise de 2001 (ici on dit qu'il y a une crise tous les 10 ans), Kirchner n'a pas le luxe du temps. Chaque nouveau jour de grève représente des millions de devises en moins. Le pays s'était remis à flot grâce notamment à ses exportations de céréales (pour ne pas dire soja). Aujourd'hui plus rien ne sort des frontières et la répercution s'en ressent directement sur les prix du marché intérieur. Les indécis se rangent désormais plus nombreux en faveur du champ, aidés, soulignons-le, par l'ensemble des médias nationaux.
En fin de semaine dernière, le champ récidive en mettant le feu à de nombreuses parcelles dont l'odeur de brulé envahit de nouveau la capitale. J'arrive sur la plaza de Mayo vers 21h où le mouvement Evita s'est donné rendez-vous en catastrophe. Objectif: protéger le symbole de la maison rose du cacerolazo qui remonte l'avenida de Julio jusqu'à l'obélisque.
En fin de semaine dernière, le champ récidive en mettant le feu à de nombreuses parcelles dont l'odeur de brulé envahit de nouveau la capitale. J'arrive sur la plaza de Mayo vers 21h où le mouvement Evita s'est donné rendez-vous en catastrophe. Objectif: protéger le symbole de la maison rose du cacerolazo qui remonte l'avenida de Julio jusqu'à l'obélisque.
Je remonte l'avenue jusqu'à l'obélisque et m'aperçois que la foule a déjà déserté les lieux. Tous sont désormais rassemblés devant le congrès. J'arrive sur place vers 23h30, heure où les gens rentrent chez eux. En chemin, les télévisions allumées dans les bars alentours diffusent en boucle les images du rassemblement de l'obélisque: l'avenue 9 de Julio, la plus large du monde, ne m'a jamais semblé aussi ridicule!
Le parti justicialiste (PJ) de Kirchner appelait à un rassemblement mercredi sur la place de Mayo. Toujours d'actualité, l'opposition le qualifie de nouvel acte d'autisme.
samedi 14 juin 2008
Coup d'Etat?
C'est comme ça que ça marche.
Après pas loin de 100 jours de grève du champ et la reprise des barrages de route, le gouvernement du parti justicialiste appelle sa base militante à manifester (rappel: suite aux hausses des taxes à l'exportation, les agriculteurs bloquent les routes paralysant l'approvisionnement en produits de consommation courante). Cette initiative, bien qu'étonnante, est relativement coutumière. Le gouvernement se protège d'un coup d'Etat en réunissant ses troupes place 25 de mayo, devant la maison rose. L'objectif est de faire rempart face à l'autre manifestation en faveur du champ, prévue quant à elle suite au récent emprisonnement de l'un des protagonistes de la révolte agraire.
Les deux camps se retrouvent aux alentours de 17h30 sur l'avenue de mayo, quelques centaines de mètres les séparant et avec pour seule frontière deux plots au milieu de la route.
Après pas loin de 100 jours de grève du champ et la reprise des barrages de route, le gouvernement du parti justicialiste appelle sa base militante à manifester (rappel: suite aux hausses des taxes à l'exportation, les agriculteurs bloquent les routes paralysant l'approvisionnement en produits de consommation courante). Cette initiative, bien qu'étonnante, est relativement coutumière. Le gouvernement se protège d'un coup d'Etat en réunissant ses troupes place 25 de mayo, devant la maison rose. L'objectif est de faire rempart face à l'autre manifestation en faveur du champ, prévue quant à elle suite au récent emprisonnement de l'un des protagonistes de la révolte agraire.
Les deux camps se retrouvent aux alentours de 17h30 sur l'avenue de mayo, quelques centaines de mètres les séparant et avec pour seule frontière deux plots au milieu de la route.
"Les forces de l'ordre"? Elles se résument à un motard entre ces deux même camps qui balancent des pétards qui ressemblent plus à de la dynamite au vu de la détonation et qui s'arment de pierres et piquets de bois à défaut de patience.
D'un côté les péronistes, jeunes pour la plupart et rapidement mobilisables. Comme ils le chantent eux-mêmes : "Cristina corazon aca tenes los pibes para la liberacion, Patria si colonia no" ou "Aca estan, estos son, los soldados de Peron".
De l'autre, les forces du champ, du moins ceux qui ne sont pas sur les barrages des provinces du pays.
Les forces sont à peu près équilibrées, on va avoir droit à une bataille en règle et personne ne semble s'en émouvoir. Je cherche toujours un cordon de sécurité, au moins les syndicalistes avec les épaules très larges. Rien, personne...
Aussi incroyable que ça puisse paraître les deux groupes se frôlent de quelques dizaines de mètres en s'insultant copieusement mais sans débordement physique. Ca pourrait être comparable à la sortie des supporters d'un match de foot, les barrières et crs en moins.
Deuxième surprise: des drapeaux socialistes et communistes flottent dans le cortège en soutient au champ! Depuis quand la gauche milite contre la hausse des impôts et aux côtés des agriculteurs? Ah mais oui, on est dans l'hémisphère sud, du coup c'est comme chez nous mais à l'envers. Plus sérieusement, les socialistes et le pc s'opposent tout simplement contre un gouvernement qu'ils jugent trop mou. Bref, drôle de mélange et qui va assez loin puisqu'on en vient à désigner le camp des agriculteurs comme "les gauchistes". Mouais, faut pas déconner quand même.
Côté péroniste, pas mieux. Ca s'apparente très nettement à un mouvement centre gauche si l'on s'en tient aux idées véhiculées par le parti justicialiste de Cristina mais qui se brouille très vite si l'on remonte à l'origine même du parti, Péron en personne, vous l'aurez deviné. A la question "qui sont les socialistes?" Péron répondait en désignant le chef du parti, et ainsi de suite jusqu'à la fin du spectre politique. Et quand enfin vient le tour des péronistes, la réponse est simple: "Ah, mais péronistes, ils le sont tous" ou quelque chose comme ça de fameux.
Je décide de rester avec ceux-là, sur la place 25 de mayo.
Les chants reprennent une fois tout le monde en place. Deux heures se sont maintenant écoulées et les tambours rythment des airs familiers. Des chants de supporters de foot bien sûr! (NB: c'est quand même la thèse centrale de mon mémoire). La musique est la même mais les paroles changent évidemment. On y entend le célèbre refrain "La bandera, la patria y Peron" mais aussi des "Gorillas putos" qui qualifient les agriculteurs. Du sur mesure quoi.
Aussi incroyable que ça puisse paraître les deux groupes se frôlent de quelques dizaines de mètres en s'insultant copieusement mais sans débordement physique. Ca pourrait être comparable à la sortie des supporters d'un match de foot, les barrières et crs en moins.
Deuxième surprise: des drapeaux socialistes et communistes flottent dans le cortège en soutient au champ! Depuis quand la gauche milite contre la hausse des impôts et aux côtés des agriculteurs? Ah mais oui, on est dans l'hémisphère sud, du coup c'est comme chez nous mais à l'envers. Plus sérieusement, les socialistes et le pc s'opposent tout simplement contre un gouvernement qu'ils jugent trop mou. Bref, drôle de mélange et qui va assez loin puisqu'on en vient à désigner le camp des agriculteurs comme "les gauchistes". Mouais, faut pas déconner quand même.
Côté péroniste, pas mieux. Ca s'apparente très nettement à un mouvement centre gauche si l'on s'en tient aux idées véhiculées par le parti justicialiste de Cristina mais qui se brouille très vite si l'on remonte à l'origine même du parti, Péron en personne, vous l'aurez deviné. A la question "qui sont les socialistes?" Péron répondait en désignant le chef du parti, et ainsi de suite jusqu'à la fin du spectre politique. Et quand enfin vient le tour des péronistes, la réponse est simple: "Ah, mais péronistes, ils le sont tous" ou quelque chose comme ça de fameux.
Je décide de rester avec ceux-là, sur la place 25 de mayo.
Les chants reprennent une fois tout le monde en place. Deux heures se sont maintenant écoulées et les tambours rythment des airs familiers. Des chants de supporters de foot bien sûr! (NB: c'est quand même la thèse centrale de mon mémoire). La musique est la même mais les paroles changent évidemment. On y entend le célèbre refrain "La bandera, la patria y Peron" mais aussi des "Gorillas putos" qui qualifient les agriculteurs. Du sur mesure quoi.
La foule se disperse aux alentours de 22h30 après le discours de Kirchner mari (ex-président). Ca a pas avancé d'un poil mais la maison rose est sauve.
Pendant ce temps là on chante à Rosario (province de Santa Fe) pour les 80 ans du Che. Ailleurs dans la capitale des étudiants pénètrent dans la fac de sciences sociales (UBA) pour l'occuper en protestation contre le peu de moyens dédiés à l'Université publique.
Rock it!
vendredi 6 juin 2008
dimanche 1 juin 2008
vendredi 9 mai 2008
Et pendant ce temps là...
Clarin ment.
Le journal de droite à grand tirage, puisque propriétaire avec l'autre grand journal de droite "La Nacion", de "Papel prensa SA", plie mais ne se brise pas. Attaqué, entre autres, par les jeunesses péronistes, le groupe Clarin contrôle le tirage de ses concurrents à travers son usine de papier, monopole concédé par la dictature militaire. C'est ballot.
Une nouvelle loi de radio-diffusion est dans les cartons du gouvernement pour remédier à ces aberrations héritées d'un passé toujours présent (merci P. Sled pour ta poésie, ton sens de la formule). Un exemple: le COMFER (Comité Fédéral de Radio-diffusion, organisme en charge du contrôle des médias TV + radio) est constitué, et ce depuis les années Videla, des commandants en chef des trois forces armées. Du reste, c'est un cadavre dont on a du mal à se débarrasser et qui a déjà fait tomber plus d'une tête.
Une nouvelle loi de radio-diffusion est dans les cartons du gouvernement pour remédier à ces aberrations héritées d'un passé toujours présent (merci P. Sled pour ta poésie, ton sens de la formule). Un exemple: le COMFER (Comité Fédéral de Radio-diffusion, organisme en charge du contrôle des médias TV + radio) est constitué, et ce depuis les années Videla, des commandants en chef des trois forces armées. Du reste, c'est un cadavre dont on a du mal à se débarrasser et qui a déjà fait tomber plus d'une tête.
Rien de neuf
Oui mais c'est pas ma faute.
Rien ne bouge, tout fout le camp et c'est joli à voir de loin.
Les agriculteurs reprennent les barrages de routes, l'inflation galope, et (ah non, ça c'est un peu nouveau) on profite des cendres du volcan chilien Chaiten. Pas trop de bobo dans la capitale pour le moment bien que les plus fragiles commencent à dérouiller (non pas moi maman).
Rien ne bouge, tout fout le camp et c'est joli à voir de loin.
Les agriculteurs reprennent les barrages de routes, l'inflation galope, et (ah non, ça c'est un peu nouveau) on profite des cendres du volcan chilien Chaiten. Pas trop de bobo dans la capitale pour le moment bien que les plus fragiles commencent à dérouiller (non pas moi maman).
dimanche 4 mai 2008
dimanche 20 avril 2008
Le bus rend beau et riche aussi
Il existe en Argentine quelque chose d'encore plus rare que le loup blanc ou le yéti : la monnaie. Je ne parle pas des distributeurs qui sont régulièrement hs et en attente de réapprovisionnement ou qui refusent de vous accorder plus de 300pesos / jour (un poil plus de 50 euros). Non, les pièces de monnaie, ça c'est le vrai graal argentin! Oubliez tout ce que vous avez appris, la monnaie qui pèse dans les poches et qui fait du bruit, c'est ça la vraie richesse, le pouvoir et l'amour. Mais pourquoi?
Eh bien outre les émissions contrôlées de la banque argentine, la réponse est petit "c" : les bus.
Il faut en effet payer son trajet dans des machines ne recevant que des pièces à l'entrée de chaque véhicule, un trajet qui ne dépassera pas 1,50 pesos si vous restez dans la capitale. Comprenez: les bus sont légion ici, c'est le transport le plus adapté à la ville portuaire en de nombreux points. Mais alors si tout le monde prend le bus, tout le monde cherche sa monnaie, une monnaie rare et coûteuse. Si, si, coûteuse. Certains chauffeurs revendent la monnaie accumulée dans les machines avant de faire leurs comptes. Je m'explique, disons qu'à la fin de la journée la machine contient 800 pesos en pièces! Ca c'est du butin mon pote, un si beau trésor que le chauffeur échangera le tout contre 900 ou 1000 pesos dans le premier commerce rencontré. C'est pourquoi le bus rend riche.
J'ajoute qu'en recherchant à tout prix la monnaie, les gens sont poussés à consommer, à acheter ne serait-ce qu'un paquet de chewing-gum pour récupérer quelques pièces. De cette façon l'argent tourne, l'économie fonctionne tous les jours à coup de centimes qui entretiennent la croissance (sans blague).
Donc le bus rend riche, vous en êtes maintenant convaincus. Mais beau? Et c'est aussi le nœud central qui m'ouvrit une réponse possible à cette autre question : comment font-ils pour rester minces (surtout les nanas) avec toute la graisse et les boissons sucrées qu'ils s'envoient dans le cornet? Réponse: petit "c" le bus (note: dans un questionnaire à choix multiples et sans aucune idée de la réponse choisissez toujours le petit "c"). Imaginez que vous ayez passé une demi-heure à rassembler quelques centimes pour pouvoir prendre votre bus. Imaginez maintenant que celui-ci ne vous dépose pas exactement à votre point d'arrivée mais quelques kilomètres plus loin. Est-ce que vous allez raisonnablement gâcher encore d'autres pièces pour faire 3 pauvres malheureux kilomètres de plus? Non, vous marchez!
Et voilà pourquoi le bus rend beau, riche et beau.
La semaine prochaine nous verrons en quoi les chiens des rues améliorent la protection sociale, peut-être.
Malos aires - suite
Encore et toujours de la fumée qui, me dit-on dans l'oreillette, serait présente jusqu'à Montevideo. Le brouillard est plus épais que jamais mais personne ne sent plus rien, on finit par s'acclimater.
Une petite précision : ce feu est bien volontaire, c'est un écobuage traditionnel comme il s'en fait tous les ans dans le coin. Cette année, tous les estancieros ont eu l'étrange idée de tout faire cramer en même temps, juste durant les négociations se rapportant aux nouvelles hausses des taxes agricoles...
mercredi 16 avril 2008
Malos aires
En vitesse : un ciel gris, des rues envahies par la fumée et une odeur acre qui colle aux poumons, c'est le tableau du jour.
Des champs brûlent à l'est de la ville, au total à peine 66000 hectares (chiffre provisoire bien entendu). Les feux sont attisés par un vent faible qui permet l'extension des brasiers et porte la fumée aux alentours sans toutefois permettre sa dissipation. Les routes sont coupées autour de la capitale pour prévenir des accidents causés par le manque de visibilité. Le nuage de fumée est sensé s'épaissir demain avec peut-être, oh joie, quelques flocons en suspension.
-stop-
Des champs brûlent à l'est de la ville, au total à peine 66000 hectares (chiffre provisoire bien entendu). Les feux sont attisés par un vent faible qui permet l'extension des brasiers et porte la fumée aux alentours sans toutefois permettre sa dissipation. Les routes sont coupées autour de la capitale pour prévenir des accidents causés par le manque de visibilité. Le nuage de fumée est sensé s'épaissir demain avec peut-être, oh joie, quelques flocons en suspension.
-stop-
dimanche 13 avril 2008
mercredi 2 avril 2008
El campo y Cristina
Après quelques mois à la présidence du pays, ça secoue déjà très fort pour Cristina. Une grève paralyse le pays depuis maintenant une vingtaine de jours, la grève des exploitants agricoles. Les routes sont coupées par des barrages et l'approvisionnement de la capitale en nourriture ne se fait que très difficilement.
Les faits : le pays a vendu ses terres à de gros exploitants après la crise de 2001. Ces derniers s'empressent de cultiver du soja transgénique dont le prix de revient est très faible comparé au cours de la céréale sur le marché mondial. Une grande partie de la récolte est dédiée à l'exportation (en Asie mais aussi en Europe après la crise de la vache folle).
Le problème : la monoculture, l'appauvrissement des sols mais aussi la faible production de ressources pour le marché intérieur.
La solution du gouvernement : augmenter les taxes de 10% pour dynamiser et équilibrer les autres secteurs de production.
Ce qu'on voit : une population divisée, de nombreux citadins étouffés par l'inflation (supérieure aux chiffres officiels, faut-il le préciser) se rallient à la cause des agriculteurs. Les concerts de casseroles reprennent. Le tout quelques jours après la commémoration du 32ème anniversaire du coup d'Etat militaire...
Les temps sont durs ici, surtout quand on sait que le salaire minimum n'est que d'environ 500 pesos (100 eur). Le kilo de pommes est à 3,5 pesos et la banane à 4 (pas loin d'un euro). C'est bête pour un pays que l'on surnommait "le grenier du monde".
Les faits : le pays a vendu ses terres à de gros exploitants après la crise de 2001. Ces derniers s'empressent de cultiver du soja transgénique dont le prix de revient est très faible comparé au cours de la céréale sur le marché mondial. Une grande partie de la récolte est dédiée à l'exportation (en Asie mais aussi en Europe après la crise de la vache folle).
Le problème : la monoculture, l'appauvrissement des sols mais aussi la faible production de ressources pour le marché intérieur.
La solution du gouvernement : augmenter les taxes de 10% pour dynamiser et équilibrer les autres secteurs de production.
Ce qu'on voit : une population divisée, de nombreux citadins étouffés par l'inflation (supérieure aux chiffres officiels, faut-il le préciser) se rallient à la cause des agriculteurs. Les concerts de casseroles reprennent. Le tout quelques jours après la commémoration du 32ème anniversaire du coup d'Etat militaire...
Les temps sont durs ici, surtout quand on sait que le salaire minimum n'est que d'environ 500 pesos (100 eur). Le kilo de pommes est à 3,5 pesos et la banane à 4 (pas loin d'un euro). C'est bête pour un pays que l'on surnommait "le grenier du monde".
Chapitre 1: Le peso dans la merde

Ce n'est pas une image pour déplorer la faible valeur de la monnaie. 1 euro = pas loin de 5 pesos.
Non, c'est la scène à laquelle j'ai pu assister il y a quelques jours. Un type dans la rue, sa copine accrochée au bras, la trentaine, petit polo rentré dans le jean. Puis le type s'arrête net et donne un coup de pied dans un étron posé sur le coin du trottoir pour en extraire le petit bout de métal jaune qui brillait sur le dessus. Comment une pièce peut arriver là, je me suis posé la question, c'est intéressant mais pas plus que ça. Toujours est-il que le type se penche, sort un mouchoir et vient récupérer le butin: 10 centimes.
On n'en est pas encore à ce niveau de la crise pour imaginer que ces gens crèvent de faim. Il y a quand même quelque chose de troublant, ça tourne pas rond messieurs dames.
Non, c'est la scène à laquelle j'ai pu assister il y a quelques jours. Un type dans la rue, sa copine accrochée au bras, la trentaine, petit polo rentré dans le jean. Puis le type s'arrête net et donne un coup de pied dans un étron posé sur le coin du trottoir pour en extraire le petit bout de métal jaune qui brillait sur le dessus. Comment une pièce peut arriver là, je me suis posé la question, c'est intéressant mais pas plus que ça. Toujours est-il que le type se penche, sort un mouchoir et vient récupérer le butin: 10 centimes.
On n'en est pas encore à ce niveau de la crise pour imaginer que ces gens crèvent de faim. Il y a quand même quelque chose de troublant, ça tourne pas rond messieurs dames.
lundi 31 mars 2008
Pour en finir et commencer
L'Argentine sort lentement d'une grave crise économique, on peut parfois lire que c'est le nouvel eldorado, que la croissance y est fabuleuse pour preuve les nouvelles bagnoles en circulation dans la capitale. Bien, ce n'est pas exactement aussi rose mais on le verra assez tôt.
C'est le pays du foot et du bifteck, des gauchos (prononcez avé l'accent du sud-ouest siouplait) et du tango. Bien. Le pays a connu Peron, Evita puis la dictature, les coups d'Etat, les militaires et leur sale guerre.
Et maintenant quoi? Que dire de plus? Que peut-on faire d'encore plus fou que Maradona le nez dans la farine?
C'est précisément l'objectif de ce blog, te faire partager le bon et le bien.
C'est le pays du foot et du bifteck, des gauchos (prononcez avé l'accent du sud-ouest siouplait) et du tango. Bien. Le pays a connu Peron, Evita puis la dictature, les coups d'Etat, les militaires et leur sale guerre.
Et maintenant quoi? Que dire de plus? Que peut-on faire d'encore plus fou que Maradona le nez dans la farine?
C'est précisément l'objectif de ce blog, te faire partager le bon et le bien.
Pourquoi Tina?
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