Lundi soir vers 20h30, un cacerolazo s'entame de manière spontanée, comme toujours. Les gens descendent dans la rue, casseroles à la main, et tapent en alertant les voisins qui se joignent au mouvement. Rappelant la crise de 2001 (ici on dit qu'il y a une crise tous les 10 ans), Kirchner n'a pas le luxe du temps. Chaque nouveau jour de grève représente des millions de devises en moins. Le pays s'était remis à flot grâce notamment à ses exportations de céréales (pour ne pas dire soja). Aujourd'hui plus rien ne sort des frontières et la répercution s'en ressent directement sur les prix du marché intérieur. Les indécis se rangent désormais plus nombreux en faveur du champ, aidés, soulignons-le, par l'ensemble des médias nationaux.
En fin de semaine dernière, le champ récidive en mettant le feu à de nombreuses parcelles dont l'odeur de brulé envahit de nouveau la capitale. J'arrive sur la plaza de Mayo vers 21h où le mouvement Evita s'est donné rendez-vous en catastrophe. Objectif: protéger le symbole de la maison rose du cacerolazo qui remonte l'avenida de Julio jusqu'à l'obélisque.
En fin de semaine dernière, le champ récidive en mettant le feu à de nombreuses parcelles dont l'odeur de brulé envahit de nouveau la capitale. J'arrive sur la plaza de Mayo vers 21h où le mouvement Evita s'est donné rendez-vous en catastrophe. Objectif: protéger le symbole de la maison rose du cacerolazo qui remonte l'avenida de Julio jusqu'à l'obélisque.
Je remonte l'avenue jusqu'à l'obélisque et m'aperçois que la foule a déjà déserté les lieux. Tous sont désormais rassemblés devant le congrès. J'arrive sur place vers 23h30, heure où les gens rentrent chez eux. En chemin, les télévisions allumées dans les bars alentours diffusent en boucle les images du rassemblement de l'obélisque: l'avenue 9 de Julio, la plus large du monde, ne m'a jamais semblé aussi ridicule!
Le parti justicialiste (PJ) de Kirchner appelait à un rassemblement mercredi sur la place de Mayo. Toujours d'actualité, l'opposition le qualifie de nouvel acte d'autisme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire